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Pour une année au coeur du Vivant

1er janvier.

Premier pas vers une nouvelle année.

Comme une page blanche qui s’offre à nous, porte ouverte vers tous les possibles.

 

C’est traditionnellement le temps des vœux.

Ceux que l’on échange, parfois machinalement.

Ceux que l’on formule pour soi, à voix basse ou avec ferveur.

Santé. Élan. Réussite. Transformation.

 

Et puis les résolutions, discrètes ou martelées.

Changer. Améliorer. Corriger.

Devenir plus. Faire mieux. Être autrement.

 

Comme si le passage d’une année à l’autre

devait être nécessairement synonyme de transformation,

comme si la vie attendait de nous une version révisée, optimisée, enfin acceptable.

 

Sous le vernis de cette douceur trompeuse,

se cache une invitation polie à se quitter soi-même.

À se voir comme insuffisant.

À remettre la joie d’être à plus tard,

une fois que nous aurons changé,

accompli ceci ou cela,

réalisé ce vœu si cher à notre coeur.

 

Et si, en ce 1er jour de la nouvelle année,

nous faisions demi-tour,

en revenant vers nous.

 

Et si, au lieu de chercher à nous projeter

vers cette nouvelle année,

dans l’intention de nous « bonifier »,

ou de réaliser ceci ou cela,

nous choisissions de nous rencontrer.

Rencontrer celui, celle que nous sommes déjà,

au point exact où la vie nous traverse aujourd’hui.

 

Rencontrer le battement parfois hésitant du cœur.

Le souffle qui va et vient sans projet.

 

Les zones de lumière et celles encore à l’ombre,

non pour les éclairer de force,

mais pour leur tenir compagnie, avec tendresse.

 

Il y a un chemin qui ne mène nulle part ailleurs qu’ici.

Un chemin sans promesse spectaculaire.

Un chemin de présence.

 

Faire connaissance avec soi,

non comme on analyse un problème,

mais comme on s’assoit auprès d’un être cher.

Avec patience.

Avec respect.

Avec cette délicatesse qui n’attend rien, sinon d’être là.

 

La numérologie dit que 2026 est une année universelle « 1 ».

Et si, au lieu de vouloir être le 1er dans les domaines qui nous parlent,

nous tournions notre intention vers être « 1 » avec nous-même ?

Quelle détente : nous pourrions lâcher la tension

que le « développement personnel » nous inflige parfois

en nous demandant de chercher à devenir quelqu’un d’autre,

ou, à minima, la « meilleure version de soi ».

 

Et si la « meilleure version de soi »

était celle de l’instant naissant à la présence à soi,

dans la rencontre délicate et tendre

avec toutes les facettes de notre être ?

 

Et si l’invitation de cette nouvelle année

était de nous inviter à habiter davantage

notre corps.

notre rythme.

notre vérité du moment.

D’oser rester là, au présent, quand l’envie serait de fuir vers demain.

D’oser écouter ce qui murmure en nous plutôt que ce qui crie à l’extérieur.

D’accueillir ce qui est vivant, même quand ce n’est pas glorieux, même quand ce n’est pas clair.

 

Nous sommes une communauté de Vivants.

Des êtres en chemin, parfois fatigués, parfois émerveillés, souvent vulnérables.

Reliés par quelque chose de plus vaste que nos histoires personnelles.

Le désir, peut-être, de vivre de soi à soi une vie plus sereine,

et, ensemble, une vie plus en harmonie.

 

Je fais aujourd’hui le vœu

que cette année soit moins une conquête

qu’un approfondissement.

Moins une course

qu’un accord intérieur.

 

Je nous souhaite une année de rencontres intimes avec nous-mêmes.

Une année où nous apprenions à rester avec nous-même.

À écouter.

À consentir.

À bénir.

 

Et que, de cette fidélité au vivant en nous,

naissent des gestes justes,

des paroles vraies,

et une présence qui, sans effort, éclaire autour de nous.

 

Je vous souhaite une belle traversée

et je me réjouis de cheminer à vos côtés en 2026 !